On s’attend à une chanson yiddish aux accents bien connus et… pas du tout ! Une fois de plus, Talila brouille les pistes. La musique yiddish n’a-t-elle pas influencé les mélodies de cabarets et le swing américain ? Née à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale de parents juifspolonais, la chanteuse décide de partir de ce postulat pour créer un yiddish sans frontières, témoin d’un héritage qui a trouvé ses marques près des clubs de jazz du quartier latin. Frottés à la France d’aujourd’hui, le violon et la clarinette klezmer prennent de l’ampleur pour anéantir toute étiquette. On danse, on tape du pied, on passe du monochrome à la couleur. Pour les curieux, un livre de 22 courtes nouvelles autobiographiques accompagne le cd.